revolución socialista


barrios venezolanos
barrios venezolanos

Una población pobre, una tasa de homicidios elevada.

Elecciones: Domingo 17,7 millones de venezolanos son llamados a las urnas para elegir los 165 diputados de la Asamblea Nacional. Con mas de 4 millones de habitantes, Caracas tiene 10 sillas en el Parlamento.
Economía: entre 65% y 70% de la población venezolana es pobre. El tasa de desempleo es de casi el 8% en 2010. La economía informal representa el 45% del PIB.
Seguridad: Mas de 16000 homicidios fueron registrados en 2009, de los cuales 8000 fueron cometidos en Caracas. Esta semana mas de 250 000 policías, militares y gendarmes fueron distribuidos por todo el país a fin de garantizar la seguridad del proceso electoral.

Domingo 26 de septiembre, Venezuela. El pueblo venezolano se prepara desde temprano para las elecciones legislativas. Es una oportunidad para que el gobierno de Chávez ponga a prueba la llamada “revolución socialista”. Todos están nerviosos, incluido el mismo presidente, aunque seguramente saldrá victorioso pues, la fama del Partido Socialista Unido de Venezuela no es precisamente el  de jugar limpio.

Si bien es cierto que en el país existe una histeria anti-chávez, la realidad es que el porcentaje de venezolanos que están satisfechos con los trabajos democráticos de Chávez se eleva al 60%. En efecto, el respaldo chavista se encuentra en su fiel clientela que vive en los llamados barrios que proliferan a lo largo y ancho del país.

El barrio, para los que no saben, es un conjunto de estrechas viviendas sobre las colinas usualmente de dos o tres niveles con una fachada más bien simple, lugar donde viven venezolanos empobrecidos. Muy parecido a lo que se ve en muchas de las colonias aledañas a las delegaciones del norte del Distrito Federal en México. Uno de los barrios más famosos es el barrio de Buenos Aires, en Caracas.

La importancia de estas elecciones radica en que para Chávez, son un termómetro o ranking para medir sus posibilidades de Chávez rumbo a las elecciones presidenciales de 2012.

En este articulo de Le Monde, encontraremos pequeños relatos de como se vivieron los comicios en Venezuela este domingo. Aquellos que no hablan francés, espero puedan utilizar la herramienta de google traduction (que por cierto, cada día va mejorando) poder apreciar el

Buena lectura.

BOUCIER Nicolas, “A Caracas, les bastions d’Hugo Chavez résistent”, in Le Monde, lundi 27 septembre 2010

A Caracas, les bastions d’Hugo Chavez résistent

elecciones en venezuela
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Père Hector est aux anges. Assis en cette veille d’élections législatives sur les bancs de sa petite église El Carmen, érigée au cœur du barrio de Buenos Aires – un des trop nombreux quartiers de Caracas où suinte la misère sous un soleil de plomb-, il écoute avec une joie non dissimulée la quarantaine de membres de son conseil communal débattre jusque tard dans la nuit.

On y parle des petites et des grandes choses, d’un recensement, d’une fête à organiser ou des tracasseries de l’administration. « Voyez comment le pays a changé, glisse-t-il, d’une voix digne. Nous, les pauvres, qui représentons la majorité de la population et qui n’avions jamais participé à la vie politique auparavant, nous voilà devenus des acteurs politiques de premier ordre. »

Pour comprendre comment le président Hugo Chavez, qui affrontait, dimanche 26 septembre, des élections législatives cruciales pour la poursuite de ses réformes, a su se maintenir à la tête de l’État depuis onze ans en obtenant l’appui des classes populaires, il faut venir ici, au cœur de cette « révolution bolivarienne », au sein de ces assemblées locales -on en compte 30 000 dans le pays- qui constituent un des principaux organes du nouveaux pouvoir, toujours en gestation.

C’est là que Hugo Chavez, comme l’explique Alberto Barrera Tyszka, biographe non officiel du président, a réussi à « politiser la misère ».

Là qu’il a mis en place un maillage social étroit, avec une multitude de nouvelles structures qui remplacent les services existants, publics ou privés.

Élu depuis deux ans « leader communautaire », une sorte d’animateur et missionnaire local du pouvoir, du pouvoir chaviste, père Hector n’a pas eu la vie facile. Orphelin de père et de mère, victime d’une attaque au couteau l’année dernière, il est, à 35 ans, adepte de la théologie de la libération et de cette démocratie représentative à la quelle il veut croire, « comme la majorité de 200 familles qui forment notre communauté ». Ensemble, avec le conseil, il dit être à l’initiative de toute une série de petits projets, allant de la construction des canalisations à l’isolation des certaines habitations, tous financés avec l’argent du gouvernement. « Chavez, affirme-t-il, a redistribué directement une partie des recettes pétrolières en notre faveur. »n Et réussi, par là même, à réduire de façon draconienne l’autonomie des municipalités, en majorité acquises à l’opposition.

En quinze jours, jure-t-il, le conseil a obtenu 37 000 bolivars (environ 6 000 euros) de la présidence pour réhabiliter une salle de l’église occuppé par un des deux médecins cubains officiants gratuitement dans le cadre du programme Barrio Adentro, une des nombreuses « missions bolivariennes ».

Eliana Milanez opine de la tête. Quotidiennement, cette pétulante dentiste de 59 ans dit s’installer dans le petit dispensaire mitoyen pour y soigner entre dix et quinze personnes. Venue seule, comme les 15 000 autres praticiens cubains exerçant au Venezuela, elle admet que sa présence puisse avoir été « un choc » pour les médecins locaux. Mais elle assure que son travail « est un bien sociale pour tous ».

Même son de cloche dans le petit supermarché prix subventionnés du coin, la « mission Mercal » située un peu plus bas, dans le barrio voisin de San Agustin, connu pour ses chaudes formations de salsa. « Il était temps que le gouvernement mette en place une telle structure », affirme Luis Perica, vigile des lieux. Payé par une coopérative locale environ 1500 bolivars par mois, ce père de famille ordinaire dit ne plus faire ses courses dans les magasins traditionnels « où les prix sont devenus complètement fous ». Ici, les produits de base comme le riz, l’huile et le lait provenant des entreprises nationalisées, sont proposés à des tarifs deux à cinq fois moins chers qu’ailleurs. « Rien d’étonnant dans ces conditions que les plus pauvres restent majoritairement attachés à Chavez », lâche un client qui ne dira pas son nom.

Sur les hauteurs du barrio Buenos Aires, au milieu d’un empilement de venelles et d’escaliers abrupts, coiffés de câbles électriques et d’affiches électorales à la gloire de Chavez, Odalis Garcia n’en finit pas de frapper aux portes. Casquette rouge, signée du logo du parti socialiste uni du Venezuela (PSUV), le parti du président, cette militante de 44 ans, devenue « technicienne de gestion » sur le tard, est là pour vérifier les conduites des eaux usées.

Assument avec fierté son rôle au sein du conseil communal, elle ne se prive pas de raconter son propre parcours au sein de la « mission Sucre », qui propose gratuitement des formations élaborées par l’Université bolivarienne de Venezuela depuis 2003. « Ce que Chavez a changé ? Il a réveillé la conscience du peuple », dit-elle, confiante dans l’issue des élections.

Johan Rangel était plus mesuré. Jeune enseignant, habitant dans le bas du barrio, il affirmait ne pas savoir pour qui voter à la veille du scrutin. Déçu par l’autoritarisme de Chavez et sa politique clientéliste, il souhaite voir émerger un véritable parti de gauche proche des gens. Porteur d’un projet éducatif pour les enfants du quartier, il s’est vu opposer, au bout d’un an et demi d’arguties juridiques et administratives, un refus de subventions de la part des autorités. « Le fait que je ne sois pas membre d’aucun parti a peut-être joué », laisse-t-il entendre du bout des lèvres.

Devant le petit salon de coiffure, accolé quasiment à l’église El Carmen, Jose Gregorio, 42 ans, professeur du sport, attend son tour. Il dit ouvertement ne pas soutenir Hugo Chavez qui, selon lui, a totalement oublié le problème de l’insécurité.

Avant de quitter la salle du conseil, père Hector a rappelé que chaque membre de la communauté devait prévenir cinq personnes pour aller voter. Les membres du conseil se sont levés. « Je ne suis pas leur mère », a bougonné Dori, vieille figure du quartier à l’indépendance d’esprit notoire.

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